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Chaine de valeur riz

La « fausse » politique du riz au Sénégal, mon point de vue critique

« Ma liberté de penser » chanté par Florent Pany, je trouve qu’il nous faut la défendre. Les réseaux sociaux nous permettent d’avoir accès à une certaine information même polémique qui peut dans une certaine mesure contrer la propagande. Lorsque vous ne mettez pas de règlement, ne vous arrogez pas le droit de réguler à moins de vouloir sauver ses apparences.

Dites-moi, comment pourrons-nous faire évoluer nos filières agricoles si notre référentiel de base est biaisé voire même inexact ? Pensons-y, car on aura beau arrondir nos données agricoles, le temps fera toujours les arbitrages nécessaires.

A mon avis, les données sur le riz sont parmi les plus tripatouillées au Sénégal. Le comble, c’est que nos experts se sont largement plantés sur l’autosuffisance en riz vu que tous les scenarii se sont avérés être irréalisables. Le Sénégal a du importer en 2018 pour 209,9 milliards de FCFA en riz.

Remarquez qu’on peut se perdre facilement sur les chiffres, les 1 132 795 tonnes de riz produit au Sénégal en 2018, c’est du riz paddy donc transformé nous obtenons vers les 750 000 tonnes de riz blanc. Ainsi avec plus de 1 000 000 de tonnes, le riz importé domine largement le marché national.

Les objectifs pour 2022 sont de produire 2 157 278 tonnes de paddy (1 179 344 tonnes en irrigué et celle pluviale à 977 934 tonnes) soit 1 423 800 tonnes de riz blanc : nous voulons doubler la production actuelle. Il va donc certainement falloir 2x plus de moyens.

Il a bien fallu les 424,7 milliards de FCFA du PRACAS pour porter la production nationale de paddy  de 559 021 tonnes en 2014 à 906 348 tonnes en 2015. On voit que 62% c’est le taux de croissance dès la 1ère année et les autres années, la production n’a crû annuellement que de 6% en moyenne. Rappelons que 55% de ce montant était réservé  à  la  reconstitution  du capital semencier, à la subvention d’engrais et 33% du montant aux aménagements hydro agricoles.

Avec la règle de 3, on aboutit donc à un budget potentiel de 758 milliards de FCFA pour le PRACAS 2 si l’on souhaite doubler la production. J’utilise la règle de 3 parce que c’est la politique au Sénégal, on additionne seulement, pas de soustraction : tu as de l’argent, tu auras des résultats sinon tu les commandes.

 

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À propos de lavoixdelavallee

Agroéconomiste/Financier, conseiller en entreprise agricole

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