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Quels conseils sociaux et économiques pour l’agriculture au Sénégal ?

Qui peut se fendre d’un communiqué pour remercier d’avoir obtenu un poste ? Vraiment, c’est à ne rien comprendre. C’est vrai que cette fois-ci le recasement de la clientèle politique se fait au compte-goutte car avec les transhumants, il y a foule et les calculs se compliquent. Je suis presque sûr que certains vont aussi se bousculer pour les 100 000 logements sociaux. De toute façon par les temps qui courent passer de cadre à mouton et de mouton à frotte-manche permet d’être à son aise aux frais du contribuable.

Avec une pétition signée par 5 000 citoyens, on pourrait saisir le CESE juste pour vérifier qu’il ne sert à rien. Par exemple, sur l’affaire (qui va être étouffée) des mauvaises semences d’oignon vendues aux producteurs. Décidément, 120 membres qui ont englouti dans leur fonctionnement entre 2013 et 2018 près de 36 milliards de FCFA (équivalent du budget de la DER) à donner des avis qui ne servent à rien du tout, c’est affligeant. Puisque que le modèle CESE nous viens de la France, copions jusqu’au bout car les membres sont désignés par les citoyens membres des différentes associations, syndicats, etc. de la société civile.

En 6 ans, c’est presque 2 avis seulement qui ont concerné notre secteur agricole. Un avis en 2013 sur « Agriculture familiale, agro-business et développement de l’entreprise sénégalaise » et un deuxième en 2017 sur « la commercialisation de l’arachide », donc 2 fois rien.

Ah si, ils ont plaidé pour que le budget national de l’agriculture soit augmenté et apparemment ils ont aussi beaucoup plaidé pour octroyer des garanties aux investisseurs privés à travers la codification du système d’allocation des terres. Voilà les conseils sociaux et environnementaux !!

Pour la petite agriculture, voici une recommandation qui m’a beaucoup fait rire : « de  recenser,  de  manière  exhaustive  sur  la  dimension  culturelle  de l’agriculture  familiale,  tous  les  outils,  instruments  et  matériels  utilisés depuis 1960 afin de connaître l’histoire et l’évolution des matériels, des procédés  et  des  savoirs  de  l’agriculture  familiale  et  constituer  un patrimoine culturel, support d’un tourisme rural à promouvoir; ». Faire le tourisme de la pauvreté en d’autres termes.

 

Personnellement, je crois que si le CESE parvenait à faire reconnaitre  le statut d’agriculteur et le métier d’agriculteur tels que définis dans la LOASP, cela serait largement suffisant.

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À propos de lavoixdelavallee

Agroéconomiste/Financier, conseiller en entreprise agricole

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