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Filière anacarde

A la découverte de la filière anacarde du Sénégal : généralités

L’exercice du pouvoir, un jeu vraiment dangereux et aussi un couteau à double tranchant. Certains ont eu déjà à en faire les frais ou en ont déjà fait l’amère expérience. Se partager le gâteau, à tout seigneur tout honneur. Eh bien !  Si t’as pas encore capté qu’après avoir coupé les parts du gâteau que beaucoup prient pour que tu lèches le couteau, c’est que t’es irrécupérable.

A lire: L’anacarde au Sénégal, une filière sous-exploitée

Je découvre que l’anacarde a été introduit au Sénégal pour son impact contre la désertification. Il s’agit d’une plante de conservation des sols dont l’intérêt économique est venu avec l’arrivée des exportateurs indiens en 1990.

La durée du cycle végétatif de l’anacardier est de 20 à 30 ans en moyenne et la phase de floraison se situe à la 7ième année. Les anacardiers sont persistants et peuvent atteindre 20 m, cependant des hauteurs de 8-12 m sont couramment observés. Une production maximum peut être obtenue dans les zones de pluviométrie annuelle entre 900 et 1200 mm sur 5 à 7 mois. Les rendements moyens tournent entre 250 et 300 Kg/Ha et la campagne de collecte peut durer 2 à 3 mois (de fin avril à fin juin et parfois en juillet).

La production nationale de noix de cajou brute est estimée à 35 000 tonnes en 2018 contre 38 000 tonnes en 2017 (N’Kalo). Le premier producteur de noix de cajou en Afrique de l’Ouest est de loin la Côte d’Ivoire avec une production estimée à 825 000 tonnes, suivi par le Nigéria avec 250 000 tonnes, la Guinée-Bissau avec 180 000 tonnes, le Bénin avec 140 000 tonnes et le Ghana avec 100 000 tonnes.

Pour ce qui est de la transformation de l’anacarde, on compte seulement 37 unités de transformations artisanales et semi-industrielles pour un volume total transformé de 432 tonnes (IRD et PADEC 2013,2014). En effet, plus de 75 à 80% des noix de cajou récoltés sont vendus à l’état brut.

Le chiffre d’affaire global de la filière est estimé à 37 milliards de FCFA dont 5 milliards pour la production et 30 milliards pour le maillon commercialisation-exportation (IRD et PADEC 2013,2014). Il est reconnu que la productivité des plantations d’anacarde et la qualité de l’amande produit ont toujours été très contraignantes pour la filière.

 

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À propos de lavoixdelavallee

Agroéconomiste/Financier, conseiller en entreprise agricole

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