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Agroécologie

Entre agriculture biologique et agroécologie au Sénégal, je choisis…

L’agroécologie bien sûr, pourquoi ? Parce que c’est tout simplement à notre portée. Le Sénégal n’est pas encore dos au mur, c’est juste que nous devons juste y penser dans la mise en œuvre de nos politiques agricoles futures. Là-dessus, j’ai confiance en nos partenaires au développement qui vont certainement nous y contraindre.

A lire : L’agroécologie, un concept pour les paysans du Sénégal !!!

Le Sénégal veut sont autosuffisance alimentaire et l’Etat a mis les moyens pour atteindre les records de production que nous connaissons. La subvention aux intrants agricoles (semences et engrais) a manifestement joué son rôle plus dans l’accroissement des superficies cultivées que dans l’amélioration de la productivité agricole. Heureusement, cette politique a du mal à cacher ses insuffisances en matière d’inclusion sociale et de pérennisation des résultats obtenus.

A lire : L’agro-écologie, la grande oubliée de la présidentielle 2019 au Sénégal

N’empêche, nos partenaires financiers veulent la Révolution verte. Récemment, dans le cadre du forum Mo Ibrahim 2019, le président de la BAD a plaidé pour une agriculture industrialisée et non une agriculture de subsistance pour créer des emplois durables. De même, pour la banque mondiale, il faut prendre des mesures pour augmenter entre autres la productivité et accroître les investissements privés pour rendre la croissance plus inclusive.

C’est clair, agroécologie et agriculture bio vont devoir prendre leur mal en patience. De toute façon, il est déjà très difficile de s’imaginer produire agroécologique et être rentable. Pour le bio, je n’en parle même pas. Et la pénibilité du travail alors ??? Et les coûts de production ??? Il faut savoir que globalement, les dépenses en engrais et en main d’œuvre ont un poids plus important au niveau des dépenses agricoles du ménage.

A lire : Quelle est la place de l’agriculture biologique au Sénégal ?

Vivement la transition agroécologique, il y a du pain sur la planche. C’est un processus qui va même remettre en question notre modèle d’encadrement et de conseil agricole.

Dans la vallée du Fleuve, si un producteur s’arrête pour me dire qu’il fait du bio, j’aurais du mal à y croire ou bien je me dirais qu’il n’a certainement pas les moyens de se payer un sac d’engrais.

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À propos de lavoixdelavallee

Agroéconomiste/Financier, conseiller en entreprise agricole

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