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Chaine de valeur oignon

Qui pour « danser » la mauvaise qualité de l’oignon au Sénégal ??

Le terme docteur viendrait du latin docēre qui veut dire « enseigner », c’est un titre académique et honorifique. Il y a certainement beaucoup de docteurs qui ne peuvent rien nous enseigner. Je parle de l’oignon local.

!!! Voici 4 questions pour nos spécialistes agricoles !!!

Est-ce que GLOBALEMENT, l’oignon local est de bonne qualité ? Si oui, pourquoi l’oignon local est-il toujours de mauvaise qualité ? Comment améliorer durablement la qualité de l’oignon local sénégalais ? Selon vous, par où devrait-on commencer pour régler notre problème ?

Pour moi, globalement, l’oignon local produit au Sénégal n’est pas encore de bonne qualité. J’en veux pour preuve les 167 561 tonnes d’oignons importés en 2018 (6 mois de consommation) et une production locale de 460 000 tonnes qui peine à couvrir les 6 mois restants.

Il faut d’abord réduire la variabilité des prix de l’oignon pour espérer avoir de la qualité un jour et là, c’est le système de régulation du marché de l’oignon qui est incriminé. Un prix de l’oignon stable va limiter les pics de spéculation et réduire la précocité de la mise en marché.

A lire : La variabilité des prix de l’oignon au Sénégal, une question majeure

A lire : Commercialisation de l’oignon local, quel est le juste prix ?

Ensuite, je pense qu’il faut s’attaquer à l’épineuse problématique des pratiques culturales qui laissent vraiment à désirer. Effectivement, l’itinéraire technique observé joue beaucoup sur la qualité de l’oignon commercialisé. Là aussi, c’est tellement facile de pointer du doigt les structures financières et l’encadrement technique qu’on en oublierait même cette obsession qu’ont les producteurs de vouloir produire plus et d’assimiler qualité à gros calibre.

On peut tout de même se demander si réellement ce comportement du consommateur qui s’orienterait de  préférence vers les oignons de gros calibre est réellement fondé. Stratégie commerciale des intermédiaires et commerçants, cela se pourrait bien.

Sur l’aptitude à la conservation, si l’on met de côté les facteurs intrinsèques liés à la variété, la réduction importante des apports azotés (urée), l’attente d’une maturité suffisante à la récolte et un bon ressuyage influent sur la durée de conservation de l’oignon.

Enfin, avec le caractère saisonnier de la production d’oignon et à défaut de pouvoir étaler les périodes de production, il nous faut des magasins de stockage adaptés pour prolonger voire planifier l’offre dans le temps et éviter l’engorgement des marchés.

En résumé, mes solutions sont : 1. Stabiliser les prix de l’oignon, 2. Améliorer les pratiques culturales et 3. Construire des magasins de stockage adapté.

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À propos de lavoixdelavallee

Agroéconomiste/Financier, conseiller en entreprise agricole

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