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Filière anacarde

L’anacarde au Sénégal, une filière sous-exploitée

Je vais voter SONKO, au moins là c’est clair. Une prise de position très claire. Chacun a le DROIT de PRENDRE POSITION en toute LIBERTE et de la DEFENDRE. Argumentons, débattons du projet pour notre Sénégal sans violence physique ni verbale et que le meilleur gagne.

Il est trop jeune, il n’a pas été recommandé, il n’a pas d’expérience, il parle trop, il veut tout changer, en gros : il n’a pas le profil de l’emploi ou du poste. Ces préjugés-là, c’est aussi le monde de l’emploi au Sénégal, c’est notre mentalité. Des jeunes dynamiques et bourrés de talent n’évoluent pas, sont au chômage, à cause de vieillards malléables qui sont là et qui occupent la place.

Le Sénégal produit près de 17 552 tonnes de noix brute d’anacarde par an et les principales régions productrices sont Ziguinchor, Kolda, Sédhiou et Fatick (IRD et PADEC, 2013 et 2014). La surface de production est estimée à 59 493 Ha, soit 41% à Sédhiou, 29% à Kolda et 14% pour Fatick et Ziguinchor. Sédhiou produirait 34,4% de noix, Kolda (27,1%), Fatick (20,1%) et Ziguinchor (18,4%). Le chiffre d’affaire pour les producteurs est estimé à près de 5 milliards de FCFA et pour les exportations de noix brutes, le chiffre d’affaire annuel évoluerait entre 20 et 30 milliards de FCFA.

Toujours selon le rapport du PADEC, environ 350 000 sénégalais seraient directement concernés par la filière. Le nombre de producteurs d’anacarde tourne autour de 25 000 individus dont seulement 6% de femmes. La superficie moyenne d’une plantation d’anacarde est de 2 Ha et les rendements gravitent autour de 250 Kg/Ha. Le nombre d’emplois créé autour de la filière se chiffre à près de 27 000 emplois.

La filière est mal organisée et sous-exploitée. Plus de 95% de la production est exportée vers l’Inde et le Vietnam et pas moins de 3% de la production nationale est transformée. Les rendements observés sont très faibles, les superficies des vergers dépassent rarement les 2 Ha et la qualité des noix laisse à désirer. Les nombreux intermédiaires en profitent avec les difficiles conditions d’accès aux zones de production pour obliger les producteurs à brader leurs noix prétextant une instabilité des prix.

Il s’agit à quelques exemples près des mêmes difficultés qu’on retrouve au niveau des autres filières agricoles au Sénégal ; en résumé la vache à lait c’est les producteurs. Espérons que l’agropole du Sud va régler définitivement la situation de cette filière, au pire, il va aggraver la situation des producteurs de noix.

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À propos de lavoixdelavallee

Agroéconomiste/Financier, conseiller en entreprise agricole

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