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Autosuffisance alimentaire, Chaine de valeur riz

Autosuffisance riz au Sénégal, plus qu’une seule alternative pour 2019 !!!

Mais quelle alternative ! Même avec des simulations terre-à-terre, la conclusion est la même. Quoi qu’il en soit on va y arriver tôt ou tard. Il faudrait juste que l’on poursuive sur la même lancée car les résultats enregistrés sont déjà au-delà de nos attentes. De toute façon, il n’y a aucune urgence à atteindre l’autosuffisance en riz en 2019 si ce n’est une promesse électoraliste.

Allons-y doucement. D’abord pour produire 1 600 000 tonnes de paddy, il nous faut emblaver près de 440 000 hectares de riz avec 3,6 t/Ha (rendement moyen pour nos 4 dernières campagnes agricoles). On doit donc emblaver près de 138 000 hectares supplémentaires par rapport à notre dernière campagne rizicole.

Ensuite pour la campagne 2018-19, si l’on parvenait à maintenir le même niveau de superficie, c’est-à-dire 305 934 hectares, il nous faudrait enregistrer un rendement de 5,3 t/Ha pour arriver à 1 600 000 tonnes. Soulignons que sur les 11 dernières années, notre meilleur rendement moyen national pour la culture du riz date de la campagne 2012-13 et il est de 4,6 t/Ha.

Pour terminer, rappelons qu’en 2015, on a enregistré une production supplémentaire de 347 000 tonnes pour 102 000 Ha d’emblavures additionnelles, un record. Eh bien, dans les conditions d’une embellie similaire crée par le PRACAS, on devrait emblaver près de 174 000 hectares additionnels pour combler le gap de 592 000 tonnes, non pas pour atteindre l’autosuffisance en riz mais pour produire 1 600 000 tonnes de paddy en 2019.

Améliorer les rendements rizicoles ou augmenter les superficies ? En zone pluviale ou en zone irriguée ? Regardez bien les graphes qui suivent, vous comprendrez que l’autosuffisance en riz ne sera possible qu’avec la Vallée du Fleuve Sénégal. Je peux me tromper, puisqu’on parle là d’au minimum 100 000 hectares à affecter.

Les graphes montrent aussi une petite aberration pour la campagne 2016-17 concernant la part occupée par «autres régions » pour la production et les superficies. En vérifiant le calcul sur les données de l’ANSD, il se trouve qu’on aurait produit 867 708 tonnes de paddy et non 950 000 tonnes. Je crois que cela doit être une erreur de calcul ????

Et pourtant, on dirait que non, car c’est trop grossier : enregistrer une baisse de la production de riz à l’an 2 du PRACAS, c’était inconcevable. Je vous laisse imaginer ce que je ne veux pas dire.

Graphes: Part de la production/superficie par régions pour les différentes campagnes rizicoles

 

 

 

 

 

 

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À propos de lavoixdelavallee

Agroéconomiste/Financier, conseiller en entreprise agricole

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