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La filière arachidière au Sénégal, les questions que l’on se pose

Pourquoi la filière arachidière est-elle la plus médiatisée au Sénégal ? Peut-être parce qu’il y a plus de problèmes et jamais de solutions durables. Qui peut comprendre que depuis 60 ans, notre arachide nationale ne parvient pas à voir le bout du tunnel ? Combien nous a coûté la filière arachidière depuis les indépendances ? A qui la faute ? Les politiques agricoles, les acteurs, la conjoncture économique mondiale,…. la pluie !!! Si ce n’est pas l’Etat du Sénégal, qui est responsable ?

Dans la cacophonie qui entoure les campagnes de commercialisation de l’arachide au Sénégal, soyez sûr que c’est toujours les producteurs qui sont les grands perdants. Pourtant en 2014, l’Etat a débloqué 94 milliards de FCFA pour accélérer la cadence et optimiser les performances de filière arachide par la reconstitution du capital semencier, par la subvention en semences et pour satisfaire les besoins en matériels agricoles. Les résultats sont là : une production extraordinaire à 1 411 700 tonnes, un record, non car en 1975 la production arachidière pointait à 1 412 000 tonnes.
On produit massivement et on ne parvient pas à vendre. Où sont passés les chinois ? Ils sont redevenus la solution au problème de la commercialisation. A-t-on accusé les chinois à tort ? Car pas plus tard qu’hier, ils étaient la source des maux de la filière.

Qu’est ce qui nous empêche d’être autosuffisants en huile depuis le temps qu’on produit de l’arachide et qu’on la transforme ? Quel est ce choix et/ou cette logique de vouloir exporter notre arachide et notre huile brute et d’importer des huiles végétales (soja et tournesol) de moindre qualité ? Pourquoi au Sénégal, on ne consomme pas de l’huile d’arachide ? On exporte nos graines d’arachide alors qu’on a des huileries artisanales et industrielles (Suneor, Copeol, etc.) qui peuvent les transformer.

Dans son dernier rapport de janvier 2017, le FMI souligne que « les réformes doivent être amplifiées et accélérées dans le secteur de l’arachide, qui représente l’activité dominante. La multiplication des subventions ouvre la voie au clientélisme et à la recherche de rente et réduit les ressources nécessaires pour les dépenses d’infrastructure et de développement ». En résumé, il semblerait que le secteur arachidier au Sénégal soit malade de ses acteurs. Alors pourquoi pas ne pas s’affranchir de l’arachide ?
A suivre….

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À propos de lavoixdelavallee

Agroéconomiste/Financier, conseiller en entreprise agricole

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