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Agriculture familiale

Les performances de l’agriculture au Sénégal, c’est le fait des exploitations familiales

La capacité des exploitations agricoles familiales à être productive est toujours sujet à débat au Sénégal. On pencherait certainement vers un agrobusiness qui prône une agriculture moderne capitaliste, utilisant les nouvelles technologies, orientée vers l’exportation et de surcroît connectée aux multinationales de l’agro-alimentaire.

Dans toutes les régions du Sénégal, les ménages consacrent au moins 60% de leur dépense à l’alimentation (ERASAN, 2014), on saisit bien que l’agriculture soit un business mais de là à justifier l’accaparement du foncier agricole par le besoin d’aménager des terres, on se demande ce que fait l’Etat.

Les petits producteurs n’ont pas les moyens pour mettre en valeur les terres, là aussi c’est un argument choc qui peut convaincre les sceptiques, tout le contraire des investisseurs privés voraces en foncier qui sont en mesure d’assurer l’autosuffisance alimentaire et même d’exporter le surplus. C’est aussi, ces derniers qui créent des emplois pour les jeunes et facilitent l’accès des petits producteurs au marché à travers la contractualisation.

Au Sénégal, le sous-secteur de l’agriculture emploie presque 73,8% de la population rurale (RGPHAE 2013), alors qui est garant des performances ‘‘ records ’’ du secteur agricole si ce ne sont les exploitations agricoles familiales ? Les politiques en sont maintenant convaincus :
« L’exploitation agricole familiale devra retenir l’attention toute particulière de l’Etat car elle est la corde principale qui ouvrira les mailles du filet de l’autosuffisance alimentaire et signera la disparition de la faim et de la malnutrition. Les réformes foncières et agraires la mettront au cœur des préoccupations. » Député Mamadou Diop Decroix

En 2018, le budget de l’agriculture a progressé de 10,8% et c’est tant mieux. En termes d’allocation budgétaire, en 2015, 82% étaient déjà consacrées aux dépenses d’investissement sur les thématiques de la maitrise de l’eau, des subventions, de la mécanisation et de l’appui conseil-formation (RCSA, 2015). Les efforts doivent être poursuivis, car notre balance est toujours déficitaire : en 2015, la valeur des exportations de produits agricoles s’élève à 350,423 milliards de FCFA contre de 505,683 milliards de FCFA pour les importations.

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À propos de lavoixdelavallee

Agroéconomiste/Financier, conseiller en entreprise agricole

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