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Développement Rural

Productivité agricole au Sénégal : la preuve par les rendements ?

Prenons comme exemple la culture du riz, selon les données officielles de l’ANSD, le rendement moyen au niveau national pour la culture du riz s’élève à 3,35 tonnes/Ha pour la campagne agricole 2016/2017 ; et dire qu’avec seulement 5,64 tonnes /Ha le Sénégal serait autosuffisant en riz. Qu’est-ce qui reste donc à faire pour relever le niveau des rendements ? Pourtant les superficies emblavées se sont fortement accrue avec 11,2% de taux de croissance annuel pour les superficies en riz entre 2010 et 2017 et seulement 2% pour les rendements.

L’Etat du Sénégal a beaucoup investi dans la modernisation du secteur agricole (subventions à l’intrant, équipements agricoles, infrastructures modernes et structurantes etc.) à travers la mise en œuvre de gros programmes à l’image du PRACAS, du PRODAC, etc. L’objectif est de parvenir très vite à l’autosuffisance alimentaire et de rendre notre agriculture émergente à l’horizon 2035.

Les résultats enregistrés jusqu’à présent sont très satisfaisants et les chiffres officiels l’attestent : rien que pour les céréales c’est 2 247 094 tonnes qui ont été produites au niveau national en 2017. Néanmoins, on se rend compte que cet accroissement de la production est essentiellement dû à une augmentation des superficies plutôt qu’à celle des rendements. Quelle appréciation peut-on avoir sur cette situation en termes de viabilité étant donné qu’il y a des limites à l’expansion des superficies cultivables ?

On reste convaincu que ‘‘l’augmentation de la production agricole résulte de la combinaison de deux éléments: la quantité de facteurs de production (terre, capital, travail) mobilisée et l’amélioration de l’efficacité avec laquelle ces facteurs sont utilisés, grâce au progrès technique et organisationnel ou suite à une meilleure qualification de la main d’œuvre. La productivité mesure le second élément, c’est-à-dire l’efficacité du processus de production.’’ (FARM- Note n°7, Juillet 2013)

Sans entrer dans un débat de concept, on peut certainement comprendre que les facteurs de productions soient rémunérés par le niveau de productivité (ici rendement), surtout dans notre contexte agricole national dominé par les exploitations agricoles familiales cultivant sur des surfaces réduites et davantage préoccupées par la régularité de leurs revenus.

Comment améliorer les rendements agricoles sinon que d’investir dans la recherche et la promotion de nouvelles technologies et surtout dans le développement de pratiques culturales climato-intelligentes pour accroître la résilience et pourquoi pas améliorer les savoirs paysans.

Source: Image, Note FARM n°7, juillet 2013

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À propos de lavoixdelavallee

Agroéconomiste/Financier, conseiller en entreprise agricole

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