Vous lisez...
Chaine de valeur riz

Commercialisation du riz local au Sénégal

La production de riz au Sénégal s’est considérablement accrue ses dernières années et les chiffres officiels sur la campagne rizicole 2015-16,montrent qu’elle a franchi le cap des 900 000 tonnes de paddy. Il s’agit là d’une première pour le Sénégal étant donné que la production moyenne de paddy relevée sur les 5 dernières années se chiffrait à 495 000 tonnes de paddy. Il faut dire que beaucoup d’efforts ont été faits par les autorités publiques pour améliorer les capacités productives des riziculteurs tant sur le financement des campagnes que sur la mise à disposition des intrants et du matériel agricole.

Néanmoins, les quantités importées en riz qui se chiffrent à 966 510 tonnes (190 milliards de FCFA en valeur CAF) en 2016 sont assez étonnantes au vu du niveau de production atteint qui équivaut à près 590 000 tonnes de riz blanc (taux de rendement 65% à l’usinage). En d’autres termes, on consomme essentiellement du riz importé au Sénégal et cette situation pourrait perdurer et ce malgré la psychose du « riz en plastique ».
Ce qui paraît sûr à l’heure actuelle c’est qu’il y existe jusqu’à présent des difficultés sur la commercialisation du riz local sénégalais en dépit de la politique de quota fixé au prorata du riz local acheté et de la mise en œuvre d’une plateforme pour la bonne gestion de la commercialisation du riz local. En effet, on se rend bien compte que la consommation du riz local se fait laborieusement sa place dans les habitudes alimentaires des sénégalais, la faute à une stratégie marketing très insuffisante.

Actuellement, la compétition que se livre les établissements financiers (BNDE, CNCAS, CMS, etc.) pour le contrôle de la gestion de la commercialisation et la concurrence entre les acteurs du maillon transformation-distribution pour la maîtrise de l’approvisionnement en paddy, fragilise la chaîne de valeur riz local et à la rendre moins efficiente.

La mise en œuvre du Programme National d’Autosuffisance en Riz renforcée par un mécanisme de protectionnisme a rendu la filière du riz local plutôt attractive pour les entrepreneurs locaux et certains capitaux étrangers, reste à savoir si les producteurs de riz y trouveront leur compte. Étant donné que la contractualisation commence à être effective, tout porte à croire que oui, si tant est qu’il y ait une spécialisation dans la chaîne de valeur car certains acteurs majeurs sont présents sur tous les maillons de la chaîne.

 

 

Publicités

À propos de lavoixdelavallee

Agroéconomiste/Financier, conseiller en entreprise agricole

Discussion

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Entrez votre adresse e-mail pour souscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par email.

Rejoignez 833 autres abonnés

Stats du Site

  • 24 828 visites

Suivez-moi sur Twitter

Publicités
%d blogueurs aiment cette page :