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Recherche agricole

Analyse des méthodes paysannes de protection des cultures au niveau du Delta du fleuve Sénégal

            La présente étude sur les méthodes locales de protection des cultures a été menée pour en dégager les principes fondamentaux, au niveau du Delta, de manière à souligner les pratiques à risque ou à encourager.

L’approche de la présente étude concilie protection des cultures et prise en compte de l’environnement à une échelle locale. Elle a mis en évidence la relation entre le choix de la spéculation et la saison des cultures, qui est la base des différentes stratégies de protection des cultures adoptées par les producteurs. C’est d’ailleurs pourquoi, d’un point de vue pratique les activités agricoles sont développées de manière à ce que les stades phénologiques les plus sensibles ne coïncident pas avec la saison chaude et humide.

En outre,  il a été identifié six stratégies de protection de cultures utilisées à savoir : la lutte mystique, la lutte culturale (rotation des cultures et jachère), les biopesticides (extraits naturels de plantes à propriétés pesticides), la GIPD, la lutte physique et la lutte chimique.

De toutes les stratégies de lutte, la lutte chimique est la principale et la mystique de dernier recours. Cependant, en cas d’infestation le choix de la méthode de lutte est principalement influencé par la disponibilité financière, le temps nécessaire cumulé de la préparation à l’application, l’éminence du résultat attendu et la maîtrise du moyen de lutte.

Les pesticides chimiques utilisés sont tous susceptibles, avec le temps, d’affecter négativement les arthropodes. Or toute rupture de l’équilibre écologique serait propice aux apparitions de nouvelles formes de bioagressions sur les plantes. En outre, les trois quarts des pesticides chimiques utilisés sont classés dangereux pour la santé humaine d’après l’Organisation Mondiale de la Santé. Les traitements se font généralement sans appliquer les précautions d’usages inscrits sur les emballages de produits agropharmaceutiques du fait que près de la moitié des producteurs sont analphabètes. Les effets secondaires des pesticides de synthèses sur l’environnement et la santé ne s’avèrent pas compatibles avec une exploitation durable des agro – écosystèmes.

Il est donc nécessaire d’encourager des stratégies de protections de cultures reposant sur une considération rationnelle de l’environnement local et une adaptation des systèmes de culture.

Extrait mémoire DEA

Christian Ilitch NGUINDA – AKANY, Ingénieur Agronome

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À propos de lavoixdelavallee

Agroéconomiste/Financier, conseiller en entreprise agricole

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